La généalogie et les nouvelles technologies

Qu'on le veuille ou non, les réseaux sociaux sont devenus les moyens de communication les plus populaires et les grandes rencontres de familles sont de moins en moins nombreuses. Déjà plusieurs associations de familles sont disparues par manque de relève parmi les générations plus jeunes. Les dirigeants de ces associations vieillissent et l'on a peine à attirer les jeunes qui sont normalement accrochés aux nouvelles technologies.

L'Association des Roussel d'Amérique que j'ai fondée en 1996, a le même président depuis presque 12 ans et plusieurs membres du conseil d'administration sont en poste depuis 1996. Le site web n'a pas su s'adapter aux nouvelles technologies et n'est pratiquement pas fréquenté. Et c'est un exemple parmi tant d'autres. Nous sommes passés à l'ère où la plupart des gens possèdent leur téléphone intelligent ou leur tablette. Les activités généalogiques comme tous les autres loisirs intellectuels doivent migrer vers le virtuel.

Personnellement, je suis un usager de ces nouvelles technologies et je suis régulièrement en contact avec les jeunes par les réseaux sociaux et j'ai déjà réalisé qu'ils s'intéressent de plus en plus à leur histoire de famille et la généalogie. Il suffit de les suivre sur leur terrain. C'est pourquoi j'expliquerai sur ce présent blogue, comment la recherche généalogique et la conservation des données peuvent se pratiquer à la maison, en voyage, bref partout où l'on veut, seul ou avec des parents et amis avec tous ses outils de travail et ses données dans son téléphone ou sa tablette électronique.

Avec ma tablette Android, j'ai testé les différentes applications offertes pour garder sa généalogie. Au premier abord, j'ai été déçu de constater que la plupart de ces applis sont reliées à des sites commerciaux comme Ancestry.com, MyHéritage, Généatique etc, qui exigent des abonnements et qui conservent les données des abonnée dans leurs bases de données ce qui fait que le généalogiste amateur doit toujours dépendre de ces vendeurs de patrimoine.

ENFIN UNE APPLICATIONS VRAIMENT INDÉPENDANTE

Mais j'ai trouvé une véritable perle rare qui va prendre votre fichier Gedcom directement et vous permettre d'ajouter des personnes, des dates et autres informations à volonté et de façon extrêmement facile et amusante. Ce petit trésor, c'est FamilyGTG qui en plus d'être bien fait et multilingue, est gratuit. Mais il y a une version payante (quelques dollars) pour ceux qui veulent utiliser plusieurs fichiers Gedcom avec la même application.

Eh bien, ouvrons tout de suite FamilyGTG et nous avons immédiatement la liste de toutes des personnes sur la base de données avec un outil de recherche pour aller directement sur une personne choisie. Disons que je veux visionner la fiche de Geneviève Émond , je n'ai qu'à cliquer sur une petite loupe et taper Emond, Geneviève et voilà le détail de Geneviève qui s'affiche sur le champ Le programmeur a même pensé à faire la recherche par le nom de famille, ce qui est beaucoup plus commode. Eugénie est célibataire mais si elle était mariée, les détails comprendraient le nom de son mari et de ses enfants et les événements qui les concerneraient et même des notes biographiques et autres. Bien entendu l'appli gère aussi les photos.

Et je m'amuse à parcourir la banque de données que FamilyGTG a produite avec mon fichier Gedcom et j'arrive à une personne qui me dit quelque chose mais je veux voir son arbre généalogique et d'un seul clic sur l'icone des arbres et voici que s'affiche sans délai l'arbre généalogique désiré.

Voilà, c'est avec ces outils modernes qu'on peut intéresser une jeunesse moderne. Avec cette application dans leur téléphone intelligent, j'ai la certitude que mes petits-enfants et des centaines de jeunes Roussel partout au Québec découvriront rapidement leurs origines et deviendront de plus en plus intéressés à l'histoire de leurs ancêtres. Qui plus est, le Centre de docummentation généalogique ROUSSEL a été construit de sorte qu'il soit aisément consultable avec des appareils mobiles.

Vous parents qui me lisez, demandez à vos enfants et petits-enfants de lire cette page.

Maurice ROUSSEL
Le 22 février 2015