Le Blogue de Maurice Roussel

Fondateur du Centre de documentation généalogique Roussel qui contient la totalité des résultats de ses recherches sur les origines françaises des familles Roussel d'Amérique. Il est à l'origine de l'Association des Roussel d'Amérique qu'il mit sur pieds en 1996 et administra à titre de secrétaire-exécutif jusqu'en avril 2003 alors qu'il décida de se consacrer uniquement à son Centre de documentation sur le web.


Ma première visite au village de mon ancêtre

C'est en mai 1999 que je m'embarquai à Mirabel avec mon épouse Denise pour aller visiter le pays d'Évran et le village de La Daviais où mon ancêtre Jacques ROUXEL naquit en 1720 et vécut jusqu'à son départ pour la Nouvelle-France en 1749. Notre périple a débuté à Paris que je visitais pour la deuxième fois. Puis nous nous sommes embarqués sur le TGV vers Tours où nous attendaient une fidèle collaboratrice Isabelle GIRAULT et sa mère Janine ROUXEL, descendantes directes des familles Rouxel d'Évran. Après avoir passé quelques jours avec eux, parmi les châteaux de la Loire et bien logés dans la maison ancestrale des ROUXEL, nous avons pris la route de la Normandie en automobile, jusqu'à Macé près de Sées où j'avais réservé une jolie auberge isolée sur une ile de verdure.

Nous avons pris trois jours pour visiter l'Orne où nous avons marché à Coulmer, terre ancestrale des Fournier, à Mortagne-au-Perche, berceau des Cloutier et visité les magnifiques villes d'Argentan, de Sées et d'Alençon. Nous avons alors continué notre route vers la Bretagne en passant par Caen et les cimetières militaires canadiens où nous nous sommes recueillis sur la tombe du soldat Adrien-Léo Roussel originaire d'Edmundston (fils de Alfred Roussel et Philomène Couturier) et mort au champ d'honneur lors du débarquement du 6 juin 1944. Notre direction principale était Lanvallay dans les Côtes d'Armor où nous attendaient Louis ROSE et son épouse Yvonne.

Le samedi 29 mai, avec mon cousin Louis Rose et son épouse de Lanvallay, nous avons visité le hameau de mes ancêtres, la Daviais, parmi de jolies maisons du 18e siècle renovées et des ruines de vieux manoirs et de maisons de paysans qui seront éventuellement retapées. De nombreuses bâtisses dont la chapelle, ont été démolies. Non loin, se dressent des fermes d’élevage de porcs. En regardant les champs verts et dorés qui entourent le hameau, je n’ai pu m’empêcher de penser que là, dans ce décor, il y a plus de deux siècles et demi, le petit Jacques Rouxel courait avec ses frères et sœurs, pendant que leur père Jan cultivait cette terre qui appartenait à la petite noblesse.

Une maison en particulier attira mon attention. J’ai jeté un coup d’œil à l’intérieur. J’ai remarqué dans un coin, l’escalier qui monte au grenier et l’âtre à un bout de la maison d’une seule pièce. L’extérieur est en pierre et mortier à base de terre. Les portes sont basses. Nos ancêtres étaient de plus petites tailles que nous. Cette maison rencontre bien la description que j’ai faite dans mon livre, selon les informations obtenues de recherches en Bretagne.J’étais là près de cette maison, pendant que mon cousin discutait avec mon épouse. J’étais concentré dans mes pensées. Il me semblait dans mon cœur, que cette maison avait une histoire qui me concerne. L’enfant qui est en moi, me disait que cette maison a vu naître mon ancêtre Jacques et l’adulte qui est aussi en moi, se laissait séduire par l’idée de l’enfant. Quelle joie et quelles émotions ! Merci à la Providence que ce voyage aux sources ait été possible !

Le dimanche, nous assistions à la grand-messe dans l'église d'Évran avec les ROSE et plusieurs cousins et cousines venus de Dinan, de Nantes et de la Touraine pour fraterniser avec nous. Cette visite a tellement imprimé en moi des sentiments forts d'appartenance, que je n'ai pu résister à retourner visiter ce petit village de la Daviais et tout le pays d'Évran, dès l'année suivante alors que j'allais passer deux semaines chez mes cousins bretons et tourangeaux.

Maurice ROUSSEL
Le 4 janvier 2014


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